2025-02-02
Solidarité avec les réfugiés kurdes en Grèce
Greece
Nombre de personnes : {{ instance.custom_number_field_1|floatformat:0 }}
Transport : {{ instance.custom_text_field_3 }}
Egine, Lavrio
Michel FAZZINI, Robert ARMATA, Jacques CASAMARTA
Communiqué de presse :
PER A PACE et le KURDISTAN
Constats et témoignages.
L’association Per a Pace représentée par Robert Armata, Michel Fazzini et Jacques Casamarta vient d’effectuer une nouvelle action solidaire en Grèce avec les réfugiés Kurdes, pour la majorité originaires de Turquie ou du Rojava Syrien.
Nous y avons rencontré des femmes et des hommes de différentes origines sociales et professionnelles et surtout beaucoup d’humanité.
Pour Per a Pace, cette nouvelle initiative, la cinquième pour l’association depuis 2021, aura été l’occasion de répondre à un appel à la générosité par le convoyage de denrées alimentaires, matériel d’hygiène, toiles de tentes...,
mais aussi de constater les situations sur place et de témoigner de ce qui nous semble inacceptable.
Ces populations auraient préféré continuer à vivre dans leur pays, dans leurs villes et villages mais les persécutions, le racisme, les arrestations et les violences de toutes sortes ont contraint femmes et enfants compris, à se retrouver sur les chemins de l’exode et à chercher un avenir meilleur et ailleurs.
Une citation dit que : « lorsque l’on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage » et lorsque on veut chasser une population de sa terre, on « l’accuse de terrorisme ».
Un scandale et une honte pour la Communauté internationale, les pays dits « riches », notamment en Europe, qui acceptent et contribuent à la banalisation de toutes ces détresses humaines.
La Méditerranée vit déjà des heures sombres, caractérisées notamment par des dizaines de milliers de noyades. Ce qui se passe aujourd’hui, avec la stigmatisation des Kurdes, participe à accentuer les phénomènes migratoires.
Informer l’opinion publique de ces réalités nous semble être un devoir de nécessaire solidarité humaine et au-delà un engagement, une résistance contre toutes sortes de violences et de barbarie.
Il est triste de constater que ces populations, sacrifiées par la diplomatie, probablement abandonnées par l’Union Européenne pour répondre à la pression exercée par la Turquie et son président Erdogan, sont aujourd’hui délaissées et que le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) s’est retiré de la gestion des camps.
Heureusement, la solidarité citoyenne, la solidarité internationale existent, elles sont présentes pour aider et casser ce mur du silence.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale à la chute de l’Empire ottoman il avait été promis aux Kurdes de créer un État. Mais cela ne s’est pas produit et depuis ils représentent le plus grand peuple au monde écartelé entre quatre pays (la Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Irak). C’est sur ces terres que depuis toujours ils ont vécu et sur lesquelles ils désirent retourner. Ils revendiquent la reconnaissance et le respect de leur culture, leur Kurdicité.
De retour dans notre île, nous tenons à témoigner de la situation qui est imposée aux citoyens kurdes.
Nous considérons qu’il faut tout faire pour aider les populations à vivre dans leur pays d’origine, éviter les immigrations du désespoir , défendre le droit en toute circonstance. Une nouvelle fois nous interpellons la Communauté internationale, l’ONU pour que celles-ci s’engagent à trouver les chemins du dialogue et d’une justice dans la paix.
L’association tient à remercier les réfugiés kurdes pour leur accueil chaleureux et fraternel.
Nous tenons également à remercier toutes celles et tous ceux qui en Corse (entreprises, organismes et citoyens) ont apporté une contribution décisive à la réalisation de cette belle initiative de solidarité humaine.
Ajaccio le 11 février 2025.